
Gua bao au porc braisé, œufs thé marbrés, riz gluant, onigiri salés, nouilles aux cacahuètes : la cuisine de la famille Chang transposée rue Saint-Maur.
Hsuan-Hsuan Chang signe la carte avec les recettes de sa grand-mère à Taipei : porc braisé, riz gluant, œufs thé.
La carte change toutes les six à huit semaines pour suivre les saisons taïwanaises et les arrivages à Paris.
Gua bao tofu fumé, congee aux champignons, riz gluant aux légumes. La cuisine s'adapte sur demande.
Quand on parle de cuisine asiatique à Paris, on pense souvent vietnamien, chinois cantonais, japonais, thaï, parfois coréen. Taïwan est rarement cité. Pourtant cette cuisine de croisement (influences chinoises Fujian, japonaises, malaises) mérite une place à part. MAISON LE TÊ au 136 rue Saint-Maur dans le 11e arrondissement est l'une des rares adresses parisiennes qui défend cette identité taïwanaise sans la confondre avec le chinois générique. La fondatrice, Hsuan-Hsuan Chang, est née à Taïwan, a étudié à l'ESCP, et signe la carte avec les recettes transmises par sa grand-mère et sa mère à Taipei.
La cuisine taïwanaise s'organise autour de quelques techniques et ingrédients récurrents. Le porc braisé lentement (lu rou) dans une sauce soja-sucre-anis-cannelle est servi sur du riz blanc ou dans un pain vapeur (gua bao). Les œufs thé marbrés (cha ye dan) sont infusés pendant plusieurs heures dans un mélange de thé noir, sauce soja et épices, ce qui donne une coquille fissurée et un blanc d'œuf parfumé. Le riz gluant aux cacahuètes pilées et radis séché (you fan) est un plat de petit-déjeuner typique. Les onigiri taïwanais (fan tuan) sont des gros rouleaux de riz farcis de you tiao (beignets salés), de radis confit, de chair à saucisse de porc, et parfois d'œuf. Les nouilles aux cacahuètes (dan dan mian version taïwanaise) sont servies avec une sauce sésame-arachide très aromatique. Tous ces plats figurent régulièrement dans la carte changeante de MAISON LE TÊ.
À Taïwan, le thé n'est pas servi seulement entre les repas comme en France ou en Chine du nord. Il accompagne la cuisine, parfois même pendant le repas. L'oolong de haute montagne est le partenaire idéal des plats salés-sucrés comme le porc braisé : ses notes florales et beurrées nettoient le palais entre les bouchées. Le thé noir du lac Sun Moon, plus rond et fruité, accompagne mieux les nouilles ou le canard fumé. Le matcha taïwanais, fouetté au bambou à la commande, est servi en accompagnement des desserts salés-sucrés (sésame noir, taro). Cette logique d'accords est unique à Taïwan et c'est l'une des choses que MAISON LE TÊ tient à transmettre.
La cuisine taïwanaise est riche en plats végétariens et vegans : Taïwan a une longue tradition de cuisine bouddhiste végétarienne. MAISON LE TÊ propose plusieurs options. Le gua bao au tofu fumé avec champignons shiitake et concombre est l'un des plats vegan signatures. Le congee aux champignons noirs et radis séché est un autre. Le riz gluant aux cacahuètes peut être servi sans porc sur demande. Pour les sans gluten, la plupart des plats à base de riz sont naturellement adaptés. La sauce soja peut être remplacée par du tamari. La cuisine adapte les plats sur demande, il suffit de prévenir lors de la réservation via la page contact.
Au-delà des plats signatures, MAISON LE TÊ propose régulièrement des plats taïwanais moins connus à Paris. Le san bei ji (poulet aux trois tasses : sauce soja, vin de riz, huile de sésame) est un plat fermenté et parfumé du Hakka. Les niu rou mian (nouilles de bœuf braisé) sont un plat réconfortant national de Taïwan. Le shaved ice (xue hua bing) en dessert d'été est servi avec des fruits frais, des perles de tapioca, et un lait condensé. Pour découvrir la liste complète des plats du moment, voir la page menu de MAISON LE TÊ ou notre page dédiée spécialités taïwanaises à Paris.
La cuisine taïwanaise de MAISON LE TÊ plaît à trois publics. Les Taïwanais expatriés à Paris qui cherchent un goût familier (la maison voit régulièrement des familles taïwanaises qui viennent passer un dimanche). Les amateurs de cuisine asiatique déjà convertis (japonais, coréen, vietnamien) qui veulent découvrir une cuisine voisine mais distincte. Les curieux sans repère asiatique qui veulent goûter Taïwan sans aller en Asie. Pour les trois publics, l'équipe peut conseiller un parcours de découverte : commencer par un gua bao, ajouter un œuf thé, finir sur un dessert au sésame noir. Pour les amateurs déjà avertis, la maison propose régulièrement des plats hors carte sur demande, selon les arrivages.
Plusieurs pages prolongent cette découverte. Restaurant taïwanais Paris pour le format restaurant complet. Brunch taïwanais pour le format brunch. Onigiri Paris fait maison pour zoom sur les onigiri. Pâtisseries taïwanaises pour la partie sucrée. Street food taïwanaise pour le format quick. Et Le Tê au Palais-Royal pour découvrir l'autre adresse avec un focus salon de thé.
La cuisine taïwanaise mélange des influences chinoises Fujian, japonaises (l'île a été colonisée jusqu'en 1945) et malaises. Plats plus sucrés-salés, plus de poisson et de fruits de mer, présence importante du thé.
Le gua bao au porc braisé, les œufs thé marbrés, le riz gluant aux cacahuètes pilées. C'est le trio le plus représentatif de la cuisine quotidienne taïwanaise.
Oui. Taïwan a une longue tradition de cuisine bouddhiste végétarienne. MAISON LE TÊ propose gua bao tofu fumé, congee aux champignons, riz gluant aux légumes.
En semaine, non. Le week-end midi, mieux vaut réserver via la page contact, surtout pour les groupes de plus de quatre.